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Des Abysses au Désert

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Gistre
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Sbire des abysses



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MessageSujet: Des Abysses au Désert   Mer 9 Mai - 17:21

Le ciel rouge brillait de mille feux. L'horizon flou ondulait sous l'ardeur du désert. Les roches de pierres suffoquaient de chaleur, errantes de-ci de-là, comme des îles perdues dans une mer de sable. Le souffle du vent s'était évaporé en ces lieux depuis si longtemps qu'il n'était pas nécessaire d'espérer une légère brise ; ou alors sous la forme d'une tempête de sable. Pas une ombre ici bas, sous les rayons de lumière aux couleurs de fer rouge du soleil vertical du jour. Même pour une étrange petite colline de roches qui s'élevait en ce lieu de nulle part. Elle se trouvait là, perdue au milieu de cette fournaise climatique et n'avait rien de particulier. Agglomération de roches rouges aux arêtes bien tranchées, nettes comme des couteaux, limées et aiguisées au cycle des vents puissants des périodes saisonnières, projetant ce sable qui inlassablement avait poli ce monument du vide. Elle semblait avoir émergé des entrailles de la terre comme si une créature puissante avait déchiré le toit des Enfers, pour en fuir, et ressemblait à un temple oublié. Mais le plus étrange était sa grotte, luminescente, d'un bleu pâle presque blanc. Une sorte de vortex feutré qui s'enroulait en spirale en son centre et donnait, par ses mouvements d'allée et venue, l'impression que la terre brûlée respirait. Des barreaux avaient été sellés et en interdisaient l'entrée ou la sortie, et à la base de ce monument de la nature, les chaînes cerclées, dans la pierre, avaient des dimensions inimaginables et terrifiantes à l'idée de voir les choses qui pouvaient, ou y avaient déjà été enchaînées.

Soudain, l'étrange portail magique se déforma d'une manière élastique. Une longue pointe d'énergie se déchira en son bout, laissant une forme sombre apparaître dans un hurlement infernal. La chose s'écrasa sur la grille de la colline, la tête en bas et les pieds en l'air ; contre son dos. Elle se retourna d'un bon pour mordre les puissants barreaux frénétiquement, se déplaça de droite à gauche et fit de même, sans effet, toujours sans dessus-dessous. Ses griffes accrochées à sa cage se mirent à rougirent comme la lave rouge des volcans, fessant fondre les barreaux de cette étrange prison perdue. Un nouveau cri de rage perça le soleil alors que ce petit monstre s'écrasait entre les roches rouges sur le sable, ses quatre pattes en l'air, les barreaux toujours entre ses griffes. Le temps cilla. Le petit diablotin disparaissait dans un nuage de souffre, alors que les quatre tiges coupées de fer étaient toujours en suspend dans vide de sa présence ; qu'il apparaissait sur la plus grosse des roches. Les barreaux s'écrasèrent au sol, que déjà, il se fit paraître trois mètres plus loin face aux grilles, ses "pieds" enfoncés dans le sable avaient transformé ce dernier en verre qui se brisait sous les pas qui le menaient. Le petit diablotin examina ce cachot d'une tête penchée... Et un nouveau nuage de soufre... la créature de l'Abysse s'enfonçait déjà dans le désert...


Le désert était une vraie fournaise. Muraille naturelle pour la ville de Lossanos qui avait là, sans doute une de ses plus efficaces défenses contre toutes attaques d'un ennemi qui serait venu de l'extérieure. Comment tenir un siège sur les remparts de la ville sombre de brigands et d'assassins sous l'influence de la cruelle et puissante armée de l'Avatar, dont l'âme et les coutumes étaient ancrées entre chaque pierre, chaque lame, chaque regard. Comment ravitailler en vivre, mais surtout en eau, toute une armée en état de siège, dans la sécheresse brûlante de cet immense désert, où la seule et unique route, chemin poussiéreux de terre était le seul moyen de se rendre aux bases du grand portail de grilles et de fer de l'entrée de la ville, surmonté de ses gargouilles grimaçantes de leur sourire malin.
Car la caractéristique de ce lieu de fournaise et de mort n'était pas seulement les flammes du ciel qui s'y abattait, ni les terribles nuits glacées qui craquelaient les peaux brunies et durcies de la journée sans eau, mais les créatures qui se terraient dans les profondeurs des sables et des roches. Combien de choses d'essence démoniaque étaient sorties de cette porte des Enfers, qui au dire des légendes humaines, se trouvait, ici, aux portes de Lossanos, dans ce sinistre cercle de feu entourant la grande ville ; et c'est sans doute même de leurs pieds et leurs souffles, que le désert de Lossanos était née.

Combien de distance avait été parcourue en ce fragment de temps où les paupières des frêles créatures mortelles se ferment et s'ouvrent dans le regard ignorant de leur inconscience? Le soleil rouge aride ne semblait pas avoir bougé de son cycle, et le seul vautour du ciel n'avait pas encore entamé la courbure de son vol circulaire de charognard. D'un Bon Démoniaque de plus, le diablotin s'était perché sur la cime d'un monolithe de pierre, isolé, au cœur d'une mer de sable fumante d'une chaleur opaque. Au pied du menhir, un lézard fixe, deux pattes opposées levées en l'air pour supporter la morsure vive du sol, se baignait dans la lumière perçante du jour. Cent mètres plus loin, une cinquantaine de pierres rouges ondulaient comme un mirage sans vie. Attendant la venue de visiteurs impromptus, pour saluer les morts de ce cimetière ardent.
Le petit lézard disparu d'un mouvement rapide sous le sable. Des grains de roches commencèrent à rouler lentement animant le sablon d'une légère marée montante. Le diablotin du resserrer son emprise sur la pointe de cet os de pierre traversant les vagues de sables telle une épée plantée dans le sol. Face à lui une montagne de roches incandescentes se formait. Le sable coulait en cascades entre les pierres de la roche parcourue de viennes de laves rythmées du cœur flamboyant qui pulsait dans la poitrine du golem de roches magmatiques qui se formait: des bras comme des massues boursouflées de crevasses et de fissures profondes, ses jambes comme des piliers de colonnes ancrées dans les soubassements dont il avait émergé, sa tête sans coup, imposante, surmontée de deux arcades de granite énormes, qui donnaient encore plus de profondeur aux trous béants de ses orbites animées de cette lueur des Enfers.

L'instant de cette rencontre s'éternisa dans le silence et la chaleur. Le moment n'était pas encore venu...

Ce sont les pas d'un voyageur qui brisèrent cette épreuve de force, au loin, sur la route de Lossanos qui était traversée de son désert. Il avait été prudent en restant sur le seul chemin de la ville, mais son choix fut insuffisant. Un hennissement terrifié le fit tomber au sol. Relevant la tête, dans des effluves aux odeurs de soufre, son cheval avait disparu, et le sol se mit à trembler comme si la terre retournait à la terre. Dans le ciel un vautour commençait à tourner au dessus de sa tête.


[...]
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MessageSujet: Re: Des Abysses au Désert   Jeu 17 Mai - 10:09

UP. ps mon diablotin est plus dans le désert, je pense apparaître dans le RP d'une joueuse qui pourrait le faire ^^
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MessageSujet: Re: Des Abysses au Désert   Sam 15 Sep - 21:13

[...]

Le réveil d'Alatariel fut des plus difficiles. Le soleil avait été comme des épées lancées des cieux pour lui crever les yeux, et c'est sous le firmament de midi que se découvrait la réalité qui l'entourait, loin de son sommeil qui se perdait doucement dans la poussière et les chocs de la route du désert de Lossano, où elle se trouvait.
Elle n'avait pas pu profiter de la fraîcheur de la matinée et de l'aurore calme et tranquille, berçant par la brise en chemin, passant une caresse rafraîchissante, distinguant par des vêtements flottants la prise des vents. Le sable glissait comme un serpent en dessinant des arabesques qui disparaissaient au sommet des dunes encore et encore, pour reparaître sur les suivantes, sans se lasser de la distance. La ligne de l'horizon était animée d'une vie de chaleur. Quelques insectes profitaient de la rosée sur les gros grains de sable et se désaltéraient avant de retourner s'enfouirent sous les couches de sable frais et se reposer de leur nuit de survivance.
Non, le soleil était maintenant haut dans le ciel et brûlait comme un tison tout ce qui rampait, marchait, trottait ou mourait, sur la terre de feu de Lossano. Alatariel était sur un traîneau de bois improvisé, recouverte de couvertures sales en grosse laine qui la protégeaient des raillons ardents du soleil, mais qui rendaient la chaleur encore plus suffoquant. L'Ange de Gaïa suait à grosses gouttes, mais frissonnait encore de froid, retenant ses dents de claquer ; difficilement. Elle aurait pu penser être malade, si elle ne se savait pas un puissant pouvoir de guérison qui lui donnait en puissance de la nature sa forte constitution. Reste que la traîne de bois n'avait pas de roues et raclait le sol dur et sec de la route désertique, dans un fracas de bruit et de poussière, laissant derrière elle deux gros sillons déchirant la terre sèche. Les deux troncs d'arbres morts étaient solidement attachés à une bête de somme fixée par des lanières de cuir. La couche d'Alatariel était composée de mêmes lanières, mais plus larges et qui lui avaient données un repos appréciable. Elle était encore envahie de ses rêves mystérieux qu'elle faisait, depuis qu'elle avait rencontré l'Elfe et son Démon et savait que de ses images oniriques, se trouvaient les réponses floues de son futur à venir.
« Écoute la terre Alatariel, écoute ton Dieu, écoute la patience de Gaïa, et aux temps voulus, tu feras face à ta destinée... » résonnait encore à ses oreilles de son rêve maintenant évanoui.
Elle contorsionna sa tête pour voir si la monture était dirigé et dans un halo de lumière qui inonda sa rétine saturé ne pu voir qui ombre noire qui suivait de son corps le balancement cadencé de l'animal noble. Azarielle portait sur ses épaules des loques de vêtements sales et usés qui pendaient en bandelettes déchirées à certains endroits comme une momie sortie de son antre funéraire pour hanter les déserts de son règne passé. Ses longs cheveux balançaient lentement comme un déhanchement langoureux et pour une fois, remarquait Alatariel, elle semblait seule, sans son démon, mouvant sur son corps comme une algue marine à la surface de l'eau. Elle s'en réjouit avant d'être envahie d'une peur étrange qui la fit frissonner une intense nouvelle fois. Le démon était-il sur elle?

Azarielle était d'une seule peau à l'instant, trônant sur un cheval en marche traînant une femme qu'elle savait importante, par les sensations épidermiques que diffusait le démon sur son corps savoureux et cette voix qui semblait lui parler quand les griffes et la chaleur marquante du diablotin se faisaient plus pressant et que le regard de flammes de la créature plongeait au plus profond de son âme. Et aussi de cette chose étrange qu'elle avait remarquée autour de cette inconnue : des fleurs florissantes qui s'étaient misent à pousser sur les bois morts, autour d'elle.
Même si le Gistre n'était pas là Azarielle savait très bien où elle allait. Elle allait bientôt quitter la route pour plonger au cœur du désert de Lossano. Elle le savait, car le Gistre le savait. Et bien que son absence l'inondait d'un froid intense indescriptible, elle savait depuis les événements de la forêt de glace, et les deux jours qui venaient de s'écouler, que son démon était une partie d'elle-même maintenant, et que, les choses n'iraient quand s'intensifiant.
Que le Gistre ne la quittait que pour servir ses désirs.

Et alors qu'Azarielle pensait « Cimetière de feu » Alatariel entendait en écho les dernières paroles de l'enfant de son rêve :
« Ne lutte pas contre l'union de mon père et ma mère ma tante, c'est moi qui suis le but de ta quête, laisse-moi naître, ô ma tante Ariel. »

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MessageSujet: Re: Des Abysses au Désert   Sam 15 Sep - 23:59

Alatariel croyait devenir folle en entendant les dernière parole de l'enfant.Sa couronne qui était devenu noir depuis l'arriver du Gistre, semblait reprendre des couleur plus pâle. Cela était normal , car le démon n'était plus proche d'elle , mais quelque chose en elle l'a faisait encore douté, elle savait que la créature des enfer était encore près.

Elle regarda partout autour d'elle , mais elle ne vit que du sable brulant à perte de vue. Puis elle cria

-MAIS QUI ES-TU ?? POURQUOI DEVRAIS-JE LAISSER UNE CRÉATURE PURE CE FAIRE CONTAMINER PAR UN DÉMON ...RÉPOND MOI..

Puis elle reprit ses esprit . Elle essaya de comprendre, mais cela en fit rien . Tout lui devenait de plus en plus étrange. des milions de question ce bousculaient dans sa tête
*...Est-ce moi qui est Tante Ariel?.... Si oui pourquoi m'appelle t-il ainsi???... Deplus quel est cet enfant qui me parle sans cesse , mais qui ne répond pas à mes question ? ... Cet enfant sera-t-il vraiment le fruit de la passion entre Azarielle et le démon?... Devraits-je l'empêcher , est-ce mon rôle ?... Devrais-je le laisse continuer de s'emparrer d'Azarielle? Peut-être que si , mais où devrais-je entrer en action ? ...*

Bien que le froid ardent avait fait place à la chaleur suffoquante , Alatariel , ne savait plus du tout où ce situer. La chaleur brûlerait sa peau si elle osait ce défaire de ces affreuses couvertures , pourtant , le froid l'a faisait encore greloter. Elle essayait de comprendre , mais rien n'était présent pour elle pour l'aider . Les seules choses qui pouvaient l'éclairer vers sa quête était les voie qu'elle entendait . Seulement ces voie venaient de nulle part et ne lui disait rien de concret.

Puis c'est alors qu'elle pensa à quelque chose. *Une alliance mélanger.Peut-être est-ce le destin d'Azarielle de porter l'enfant d'un démon .*Puis elle repensa à nouveau * D'un certain sens ce serait absurde, mais rien n'est impossible dans ce monde .*

Elle continua à chercher du regard un signe de vie , mais elle ne vit rien. Elle repensa « Écoute la terre Alatariel, écoute ton Dieu, écoute la patience de Gaïa, et aux temps voulus, tu feras face à ta destinée... »

C'est alors qu'elle ce laissa guider , par le soleil ardent qu'elle devait suporter , sans plus rien penser. Comme si son esprit avait compris quelque chose que, elle encore ignorait.
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MessageSujet: Re: Des Abysses au Désert   Sam 29 Sep - 0:01

La beauté du désert était pure et claire. La lumière irradiait de toute part, transformant chaque objet qu'elle touchait en diamant, reflétant son spectre lumineux qui explosait en arc-en-ciel de couleurs saturées et fortes. Tout ne semblait être que lumière. Comme arrivé aux portes du paradis et accueillis par le panthéon des dieux illuminants ; leur divine magnificence ; l'arrivée des deux jeunes femmes au final de leur aventure.
On aurait pu en oublier la chaleur suffocante. Le silence qui régnait, maintenant que la terre sèche, dure et craquée par l'absence de la moindre trace d'humidité, avait laissé place au sable mou et malléable, où s'enfonçait d'un pas étouffé, les pattes de la monture d'Azarielle et de la traîne de bois mort pourtant fleuri de jeunes pousses de petites fleurs pastels, où était allongé Alatariel, encore et toujours sous l'influence de ses questionnements. Les vautours sombres du ciel tournaient de leurs belles ailes de morts. Quelques os blanchis par la chaleur sortaient ci et là du sable. Un lézard immobile, deux pattes relevées, regardait le convoi s'enfoncer dans le désert, de ses yeux rouges impassibles et expérimentés. Le vent à l'horizon faisait se lever une brume de sable qui rendait la destination incertaine, comme la durée de la vie en ce lieu cruel, où la nature était maître.
Car la nature pouvait être aussi cruelle que le pire des démons sortir des enfers. Plus dure et injuste que le pire des pactes diaboliques passés avec les bêtes fourchues. De cette même absence de morale qui caractérisait les créatures démoniaques qu'Alatariel semblait vouloir combattre. Mais avait-elle vraiment pris le temps de s'interroger sur la nature du dieu qu'elle servait? Gaïa se soucie-t-elle des créatures qu'elle tue par le froid de ses hivers rudes, par les famines de ses sécheresses, par la soif de ses déserts? Qui oserait la juger? La Nature est ; d'une morale qui ne s'applique pas. Les démons ne connaissent pas la nature maléfique du Mal : ils sont le Mal ; et ces deux entités du monde n’ont jamais été en conflit. « Il n'en est pas de même de l'homme destructeur, que tu trouves si pure que tu le sauves, au dépend des arbres et des plantes, de toutes la faune et la flore dont tu as réellement la charge?» semblait lui dire la voix toujours présente, alors qu'elle ne dormait plus.
Soudain en odeur de feu et de soufre la coupa net de ces pensées. Le Gistre à ses pieds venait d'apparaître dans un petit nuage de fumée qui se dissipait déjà, manquant le bois de croûtes noires brûlées, comme si la foudre venait d'être frappée, juste sous ses griffes, avec dans ses bras un monticule de baies sauvages. Il longea le tronc du traîneau sans roues et déposa une moitié des baies à l'Ange de Gaïa. Son regard profond de flamme sonda Alatariel, et tout à coup pour la première fois, la voix rocailleuse du Diablotin remplie le silence du désert :
[Abyssale]
— Tyna'ar O![/Abyssale]
Puis remontant de quelques pas, disparu à nouveau. La Dame de Surion regarda Azarielle. Et déjà, sous ses vêtements se mouvait sa créature qui sortait la tête et un petit bras griffu, apportant délicatement aux lèvres de l'Elfe dorée les baies sucrées, apportées pour elle. Car finalement, tout venait à Azarielle, et comme le Gistre était venu à elle, Alatariel était venue à la belle Elfe dorée. « Azarielle est un sillon où se trace la destinée de Nilt, mais en quoi Azarielle serait-elle pure? »

Pendant ce temps, le Cimetière Perdu apparaissait doucement devant les yeux du cheval qui semblait de plus en plus inquiet par son comportement, qui instinctivement percevait le danger de l'endroit. Autour, une tempête de sable encore loin, semblait les entourer sans les rejoindre et soudait, le sablon se mit à trembler, à couler d'une forme immense qui se levait à une cinquantaine de mètres et qui projetait son ombre sombre sur le convoi qui s'arrêta net : le cheval de somme cloué par la peur, n'irait pas plus loin. C'était une certitude.


Gistre a écrit:
Des grains de roches commencèrent à rouler lentement animant le sablon d'une légère marée montante. Le diablotin du resserrer son emprise sur la pointe de cet os de pierre traversant les vagues de sables telle une épée plantée dans le sol. Face à lui une montagne de roches incandescentes se formait. Le sable coulait en cascades entre les pierres de la roche parcourue de viennes de laves rythmées du cœur flamboyant qui pulsait dans la poitrine du golem de roches magmatiques qui se formaient : des bras comme des massues boursouflées de crevasses et de fissures profondes, ses jambes comme des piliers de colonnes ancrées dans les soubassements dont il avait émergé, sa tête sans coup, imposante, surmontée de deux arcades de granite énormes, qui donnaient encore plus de profondeur aux trous béants de ses orbites animées de cette lueur des Enfers.

Le sable trembla par la résonnance de la voix de la montagne de pierre et semblait jaillir des entrailles de la Terre, pour annoncer ce que tous savaient déjà...
[Abyssale]
— Maintenant, il est temps. Le jour est là et son moment est venu.[/Abyssale]
Sous ses loques sales et déchirées, Azarielle sentait les bras de son diablotin l'enlacer plus fort. Les petits bras du démon passant sous ses aisselles pour rejoindre de ces griffes les seins de dame Alvor. Le ventre nu du démon plaquait le dos de la belle elfe dorée comme une seconde peau alors que ses petites jambes enlaçaient la taille de ses hanches. Alatariel imaginait très bien l'étreinte passionnée des deux inséparables, sous les vêtements sales, mais fut surprise de deux apparitions. Des ailes de fer étaient apparues transperçant dans son dos les habits d'Azarielle, alors que dans le soleil des flocons de glace s'étaient mis à flotter autour de cette dernière. La dame de Surion vu très vite du cet étrange phénomène émanait : une des mains d'Azarielle était devenue de glace et brillait d'un froid intense. « La sphère de glace? » pensa la dame de Surion.

Azarielle Alvor ressemblait à un ange déchu. Elle se retourna une dernière fois vers la servante de Gaïa et disparue dans un bon démoniaque du Gistre qui l'a fis réapparaître dans le ciel. Ses ailes d'acier - du Gistre - s'enflammèrent, pour, tel un ange chassé des cieux, plonger dans un écrin de glace et de feu, sur le gardien de pierre du cimetière...

Atariel compris à cet instant que la fin était proche.

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MessageSujet: Re: Des Abysses au Désert   Dim 30 Sep - 9:10

Pourquoi fallait-il une raison pour toute action ? Azarielle ne pouvait-elle pas agire par simple envie de changement, par simple besoin d’aventure à ses risques et périls, poussé par l’intuition divine qu’il fallait qu’elle parte. Une jeune elfe dorée ne pouvait donc pas vivre en paix, suivant son chemin et non un voie toute tracée ? Et bien le fait qu’Azarielle soit là, en présence de son ange de lumière et de son sombre démon, démontrait que son chemin de lui appartenait plus…
Les rayons de soleil planaient inexorablement sur les dunes de ce dessers sans fin, brûlant, desséchant tout ce qui se trouvait sur leurs passage, aucune plantes aucun animal ne survivait bien longtemps dans cette endroit vide et plat. En dehors d’un vent continu qui soufflait inlassablement sur notre demoiselle sur sa monture assoiffé et sur son étrange cortège. Le sable s’écrasant par vague sur le visage de notre belle, s’attardant sur son visage pâle puis retombant sur le sol sablonneux. Azarielle n’avait rien perdu de cet étrange beauté qui l’animé tout le temps. Une beauté et une douceur pâle, une douceur intouchable, inchangeable, elle était elfe, et elfe elle resterai pour toujours. Elle marchait d’une allure lassante, peut-être à cause du soleil et su sable qui se mettaient sur son passages, semblant vouloir l’empêcher d’arriver à ses fins. Le soleil ne parvenait pas à transpercer les habits de fortune de notre jeune demoiselle, difficile à croire mais le vieux bout de toge marron ne laissait point le soleil brûlant s’infiltrer entre ses mailles pour venir rougir la peau fragile de notre demoiselle, ainsi elle restait la même, son corps, était le même, en dehors des cicatrices qui étaient apparus causé par les des grilles brûlantes de son démon, des marque trop ressentes qui au lieux d’enlaidire ce corps ne le rendait que plus fragile. Seul son cœur avait réellement changé, elle n’était certainement plus la jeune demoiselle qui arpentait les rues des villes à la recherche d’une distraction, la dame posé et intelligente qui faisait d’elle une voleuse maligne et une roublarde convaincante. Comme si sa véritable nature avait fait surface, son cœur avait durcis, il n’était plus le faible cœur d’une elfe traumatisé, son cœur était emplis de souvenir et pas seulement des siens. Les souvenirs de nombreuses personne hantée son cœur et sa mémoire, elle était témoin des guerres qui avaient ravagé des pays entier, témoin de massacres de familles entière, témoin de complot contre les rois, témoin de toute scène macabre, mais dans ses souvenirs il y avait aussi ceux de vies heureuses, elle assista à des rencontres merveilleuses entre homme et femme, elle vie combien l’amitié était forte entre trois personnes, elle vie la naissance, elle vie la douleur et la joie, elle perçut un souvenir qui lui semblait lui appartenir, celui d’une femme, d’une elfe tenant un couffin dans ses mains…
Cette foules de sentiment s’estompa avec le retour de son démon. Bien que démon n’était plus le mot juste pour notre demoiselle. Azarielle ne considérait plus le Gistre comme une démon, il était une personne à part entière, non une personne comme un humain, mais il était, important, voilà le mot, important pour notre demoiselle. Azarielle ne pouvait dire si elle l’aimait, si dans son cœur durcis une pointe d’amour existait pour cet être si différent des autres, mais lorsqu’il était apparut tout son être avait réagis, répondant à l’appel démoniaque de son Gistre. Alors qu’il était partis notre demoiselle même si elle était bien consciente de sa présence non loin avait perdu de son éclat, tel une fleur qui loin de sa terre se fane peu à peu. Azarielle avait retrouver son démon, au plutôt c’est lui qui l’avait retrouvé et d’un parfais accord il la soulevait dans les airs. La présence de Gistre avait rendu à notre demoiselle sa clarté, et en même temps que sa perceptions par le toucher diminué, la chaleur rassurante de son démon reprenait ses droits sur le corps de l’elfe.
Azy ne se souvint plus de rien, comme si les choses dans sa mémoire, les souvenirs de toutes les personnes qui avait croisé son chemin avait disparut de son cœur et de son esprit.
Elle se souvint d’une seule chose, de la seule certitude que le gardien de pierre du quel l’elfe et le démon se rapprochait ne devait plus être.
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MessageSujet: Re: Des Abysses au Désert   Dim 7 Oct - 18:32

Les ailes du feu ardent d'Azarielle dansaient sur le ciel sombre. Leurs flammes vivantes brûlaient d'un rouge chatoyant et de jaunes vifs, sur les couleurs ternes du ciel, alors que leurs extrémités se consumaient en de petites flammèches qui s'arrachaient de l'ensemble et dérivaient comme les plumes d'un phœnix. Les reflets de leurs lumières vives parcouraient les contours de l'elfe dorée et plongeait le reste de sa personne, dans une pénombre mystérieuse, comme le contre-jour d'un messager qui arrive dos au soleil.
Le soleil et le message, telles étaient les ailes du Gistre sur Azarielle.
Le diablotin était là, et même si Alatariel ne le voyait pas sous les vêtements, ses ailes restaient visibles. Ces ailes qui donnaient à la dame de Surion cette impression de voir l'apparition d'un ange. Mais quel genre d'ange?
L'allure de la tempête de sable alentour semblait donner son avis. Elle s'était dressée comme un temple naturel sous les yeux de la servante de Gaïa. Pour lui signifier de quelle nature était les présages qui s'annonçaient dans ce lieu de solitude brûlante et silencieuse.
Dans le ciel, les ailes de feu du diablotin se recroquevillaient sur Azarielle, et l'ange déchu chuta des cieux, droit sur le monstre de pierre et de roche qui attendait de sa matière intemporelle, le dénouement. L'impact fut silencieux, d'un râle sourd. Un tourbillon de sable et de poussière fut propulsé dans les environs, dans un tourbillon violent, avant de retomber lentement, comme de la pluie chaude. La main de glace d'Azarielle avait traversé la vivante pierre, golem de sable, gardien du désert oublié de Lossanos. Dans les entrailles coupées par le froid cassant et la vitesse de l'impact, Azarielle tenait le "cœur" de la créature, qui aux abords de sa perforation se désolidifiait, la pierre et la roche devenant sable, coulant lentement, dans ce même océan de grain minuscule et aride.
Azarielle tenait une immense épée plate et large. Son anse droite et basse à sa base laissait remonter l'acier en un large triangle à double tranchant, qui reprenait en un triangle plus fin, pour se terminer par une pointe brillante et parfaite. Azarielle tenta de soulever cette arme blanche qui habitait le golem, qui terminait de disparaître sur les pieds dorés de la nouvelle créature et de son Gistre, mais elle fut surprise par son poids, l'épée retombante plantée dans le sol, qui s'ouvrit à cet instant même sur une cinquantaine de centimètres de profondeur. Des flammes d'une hauteur d'homme jaillirent du sol dans un souffle volcanique et tranchèrent le désert et les restes du golem sur une dizaine de mètres, avant que le sable, impassible, reprenne sa place, de ce calme éternel qui symbolise si bien le temps qui passe, inlassablement.
Azarielle avait fait son choix depuis longtemps et le temps était arrivé à terme.
[Abyssale]— Temps est venu pour toi, d'être la mère de notre Chaos.[/Abyssale]
Le visage du Gistre était apparu sur épaule d'Azarielle, pour lui murmurer, pour la première fois du son de sa voix,
l'avenir immédiat de ce pacte sensuel qu'elle avait passé avec le Malin. La langue pointue du Gistre s'étira comme un serpent, pour encore marquer Azarielle dans sa chaire, au bas de son oreille, d'un tatouage de flamme, qui une nouvelle fois se mélangeait en une sensation de douleur et de plaisir, et prendre forme dans une sorte de cœur inachevé ; lettre abyssale...

C'est la dernière vision qu'eut Alatariel de celle qu'elle avait tenté de protéger de la nature du diablotin, avant qu'elle ne disparaisse dans un dernier bon démoniaque, la laissant seule dans le désert. Du moins le croyait-elle, lorsque quelques heures plus tard de recherches infructueuses d'Azarielle, elle retrouvait aux pieds de son cheval un petit enfant nu, légèrement écorché, qui se faisait brouter ses cheveux peroxydés par l'animal calme, mais vorace. L'enfant leva ses yeux rouge et humide, son nez coulant de morve pour timidement demander en reniflant:

— Ma tante?

Pendant ce temps, dans le désert de Lossanos, la porte des Abysses de la Troisème légion sur la Terre des Hommes, disparaissait dans les flammes, sous le regard des divins cieux, impuissants.
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MessageSujet: Re: Des Abysses au Désert   Lun 8 Oct - 2:04

Lorsque l'ange retrouva l'enfant nu devant elle, qui par le cheval ce faisait brouter les cheveux. Elle ne pu s'empêcher de s'approcher de lui sans crainte et de lui enrouler sa couverture autour de son corp encore fragile, pour ensuite le prendre dans ses bras frèle , mais fort. En le tenant dans ses bras , elle ne savait plus quoi penser. *Est-ce pour cela que Gaia m'a envoyer ici , pour cette enfant ? Azarielle n'était qu'un pion dans l'histoire?*

Alatariel semblait ce poser bein des question , mais ses yeux interrogateur regardait aussi le petit avec un aire maternel.


-Mais qui es-tu ? Est-ce toi le fruit de la passion d'Azarielle et du Gistre ? Dit-moi que dois-je faire ?


C'est alors qu'elle marcha l'enfant dans les bras pour trouver un refuge. En attendant la réponse qui ce fut tardive , elle lui reprit la couverture délicatement pour soigner ces quelques petites écorchures. Elle posa ses mains délicate sur le corp svèlte du petit garçon.


- [Céleste] Que ses blessures se soigne , que les cicatrices se forment en cet instant, sans que douleur ce fassent resentir ainsi-soit-il [Céleste]
C'est alors qu'une lumière doré , bleuté ainsi qu'argenté ce fit voir à travers les mains mains d'Alatariel et bientôt plus aucune blessure ne se faisaient voir.

Alatariel regarda donc l'enfant pour voir s'il allait finir par lui en dire plus long sur ce qu'il savait.
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MessageSujet: Re: Des Abysses au Désert   Sam 13 Oct - 16:44

Les vents du désert s'étaient calmés. Le pauvre petit bout, caché dans sa couverture, n'avait pas grand chose à dire. Il était de cet âge où l'on s'étonne encore des pieds qui s'enfoncent dans le sable, glissant en chatouillis sur les entres orteils...
La seule chose qu'il su dire dans un timide sourire fut
« Tatariel

[...]
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Des Abysses au Désert

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